Newsletter - Le fil d'Agathe

Dis-moi où tu vis et je te dirai qui tu es

Le besoin d'appartenance et les priorités de vie sont des axes universels qui nous ramènent à cette question plus large : nos identités.
Dis-moi où tu vis et je te dirai qui tu es
Dans: Newsletter - Le fil d'Agathe

Bienvenue dans l'édition 2 de ma newsletter Le fil d'Agathe !

Chaque dimanche, je vous déroule un fil d'inspiration pour suivre une vie plus aligné⸱e avec qui vous êtes vraiment.

Dans cette édition, je vous parle de :

  1. Nos lieux de vie et identités
  2. Retirer plutôt que rajouter
  3. La décennie qui vous définit
  4. Mes actualités du moment

💡 La réflexion de la semaine

Et si tout était une question d'identités ?

Vendredi dernier, j'ai assisté à un webinaire intéressant sur le thème du choix du lieu de vie.

Pauline Rochart présentait son ouvrage "Ceux qui reviennent - Quitter Paris pour retourner dans son territoire d'origine".

Voici le pitch du livre :

Qu’est-ce que ça veut dire : être de quelque part ? Pourquoi certains Français font-ils, de plus en plus, le choix du retour dans leurs terres ? Que cela dit-il de nous, Français ?

Après avoir vécu douze ans à Paris, y avoir travaillé, eu deux filles et rencontré certains de ses amis les plus chers, Pauline Rochart est retournée vivre dans le Nord de la France, à vingt kilomètres de son village natal. Et elle n'est pas la seule à faire ce choix.

Rentrer, c’est renouer avec celles et ceux qui sont restés, qui ne partagent pas forcément notre rapport au travail, nos opinions... Et si ceux qui reviennent étaient les mieux placés pour penser ce qui nous lie plutôt que ce qui nous oppose ?

Vous avez peut-être remarqué comme moi que beaucoup de personnes après le Covid ont quitté la région parisienne pour s'installer en région.

1/3 de ceux qui partent retournent dans leur territoire d'origine. C'était déjà une tendance et elle s'est accélérée avec le confinement.

Mais pourquoi ?

Qu'est-ce que ce "retour aux sources" raconte de notre époque ?

Pauline s'est interrogée sur les motivations de ces personnes en interviewant une trentaine d'entre elles.

Deux de ses observations nous ramènent toujours au même sujet : nos identités.

L'effroyable douceur d'appartenir

Nous sommes nombreux à avoir voulu nous émanciper du milieu social et naturel d'où l'on venait, par exemple en quittant sa région pour aller faire carrière à Paris.

Les motivations de ceux qui choisissent de faire le chemin inverse paraissent très rationnelles : retourner vivre en région pour avoir une meilleure qualité de vie, plus de pouvoir d'achat ou des solutions de garde pour les enfants en se rapprochant de la famille.

Mais il y a aussi des motivations plus irrationnelles : l'attachement au territoire. Cela peut être l'attachement aux odeurs ou aux paysages dans lesquels on a grandi. Par exemple, ceux qui ont grandi près de la mer expriment "l'appel du littoral" ou ceux qui ont grandi en montagne le besoin de voir "du relief".

Evidemment, cet attachement dépend aussi des souvenirs, heureux ou malheureux, qu'on associe au territoire de son enfance. Et des liens qui nous restent avec les personnes qui y vivent, comme des amis d'enfance ou de la famille.

Mais toujours est-il que la question se pose et contribue à nous définir à différents moments de notre vie. Elle parle ainsi d'une "effroyable douceur", car il y a quelque chose d'effroyable entre l'envie de fuir nos attaches et de vouloir y revenir malgré tout, car cela fait partie de nous.

Une question de priorités

Ceux qui décident de retourner en région ont conscience qu'ils auront peut-être moins d'opportunités professionnelles qu'à Paris.

Il s'agit parfois de faire des sacrifices en termes de carrière pour prioriser autre chose : la vie familiale, le contact avec la nature, un autre style de vie.

Et c'est ok.

Parfois, la priorité du moment n'est pas la vie professionnelle.

Une personne que j'ai coachée la semaine dernière me partageait son envie de déménager proche de la nature. Mais elle venait d'avoir une promotion à Paris sur un poste très intéressant qui nourrissait son égo. D'un coup, elle n'était plus sûre de ce qu'elle voulait...

Et puis, après un séjour en vacances à la montagne, elle s'est rendue compte que vivre dans un cadre naturel était vraiment important pour elle. Et qu'un poste intéressant à Paris ne pourrait jamais rivaliser avec ça.

Ses priorités se sont alors clarifiées. Vivre près de la nature était plus important pour son bien-être que le poste à Paris. Une fois cette prise de conscience, elle n'avait plus de doutes et son plan d'action pour entreprendre sa transition s'est mis en route.

Avoir conscience de ses priorités dans sa phase de vie actuelle est extrêmement précieux :

  • Cela évite des culpabilisations inutiles.
  • Cela permet de prendre des décisions plus facilement.
  • Cela vous connecte à ce qui est important pour vous, donc à qui vous êtes, à cet instant de vie.

Que retirer de tout ça ?

Bien évidemment, ce webinaire était très centré sur un phénomène français et particulièrement parisien.

Mais ces deux observations sur le besoin d'appartenance et les priorités de vie sont des axes universels qui nous ramènent à cette question plus large : nos identités.

Dans mon cas, j'ai grandi en Bretagne avant de vivre à Paris. Je n'associe pas la Bretagne à une période de ma vie où je me sentais particulièrement épanouie et moi-même et ne suis pas attirée par le fait d'y retourner actuellement.

En revanche, la période de ma vie vécue à Paris correspondait à celle où je mettais les études et la carrière en priorité. J'ai pu m'y développer, m'y épanouir mais aujourd'hui, je ne suis plus dans la même phase de vie.

Mon choix de partir vivre au Vietnam s'éclaire à travers ces deux axes :

  • d'un côté, le besoin d'explorer le sentiment d'appartenance que je pourrais développer par rapport à un endroit où je n'ai pas grandi mais dont je partage les gènes avec la population qui y vit
  • de l'autre, une priorisation sur l'exploration identitaire que je souhaite faire à cette période de ma vie pour me sentir plus incarnée et ancrée
Et vous ? Avez-vous parfois le sentiment de courir après plusieurs désirs à la fois et de ne plus savoir ce que vous voulez vraiment ?

Quelles sont vos réelles priorités dans cette phase de vie ? L'épanouissement professionnel ? La vie de famille ? La reconnexion à un territoire ou à vous-mêmes ?

Qu'est-ce que cela dit de vous finalement par rapport à la personne que vous avez envie d'être aujourd'hui ?

Ma conviction est que conscientiser vos priorités et les suivre est la meilleure manière de vous choisir.

Les autres dimensions de votre vie, moins prioritaires, trouveront un moyen de s'adapter autour de cette hiérarchie pour créer un nouvel équilibre qui correspond à qui vous êtes vraiment, à cet instant.

Si ces sujets de mobilité, d'appartenance et de construction identitaire sur fond sociologique vous plaisent, plusieurs recommandations bibliographiques ont été faites pendant le webinaire :

  • "Leurs enfants après eux" et "Connemara" de Nicolas Mathieu
  • "La France sous nos yeux" de Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely
  • "L'invention des origines, sociologie de l'ancrage identitaire" de Elsa Ramos

💭 La citation de la semaine

Devenir soi en retirant plutôt qu'en rajoutant

Peut-être que le voyage ne consiste pas tant à devenir quelqu’un ou quelque chose. Peut-être qu’il s’agit plutôt de se défaire de tout ce qui n’est pas vraiment vous, afin que vous puissiez être celui ou celle que vous étiez censé(e) être dès le départ.
Paulo Coelho

Paulo Coelho est un romancier brésilien. Il est connu pour son livre "L'Alchimiste". Ce que je trouve intéressant dans cette citation, c'est l'idée de retirer plutôt que de rajouter pour se connecter à soi.

Je constate avec les personnes que j'accompagne que, bien souvent, ce sont des couches de culture, d'éducation et d'injonctions sociétales, qui nous amènent à faire des choix de vie non alignés avec nos envies profondes. Par exemple, suivre des études scientifiques alors qu'on est plutôt littéraire, pour faire plaisir à ses parents et suivre ce que la société valorise.

Il en résulte des trajectoires de vie où l'on se rend compte à un moment qu'on est complètement à côté de soi-même, en constante adaptation et dissonance par rapport à nos aspirations.

Et vous, que voudriez-vous laisser tomber pour vous reconnecter à vous-mêmes ?


🌱 La ressource de la semaine

Un podcast qui donne envie de lire

J'ai découvert ce livre grâce au podcast "Sans étiquette" de Nathan Freycon qui en fait un résumé très intéressant en 15 min.

Meg Jay est une psychologue clinicienne qui a travaillé sur le développement des jeunes adultes. Elle affirme que 80% des moments qui définissent le reste de notre vie se passent dans la vingtaine. Pourquoi ? Car c'est la période où nos expériences vont avoir des conséquences importantes sur notre trajectoire.

Nous ne sommes bien sûr pas complètement déterminés par notre vingtaine mais cela nous invite à réfléchir à l'impact de nos choix et de non-choix sur qui nous sommes aujourd'hui.

C'est un livre à lire pour ceux qui sont dans leur vingtaine et qui pourraient bénéficier de précieux conseils pour se construire, mais aussi pour ceux qui l'ont dépassée et ont envie de faire le point sur leur trajectoire.

  • A quel point votre vingtaine a-t-elle influencé votre vie actuelle et la personne que vous êtes ?
  • Quels sont les choix que vous aimeriez faire aujourd'hui pour influencer la prochaine décennie ?

📰 En ce moment

J-4 avant le départ au Vietnam.

J'ai témoigné sur mon adoption dans le magazine Closer cette semaine. Ce partage est un moyen pour moi d'aider d'autres personnes dans leur construction identitaire. Vous pouvez retrouver l'article ici.

Je réfléchis également à des nouveaux formats d'expression (podcast et vidéo) pour documenter mon expérience au Vietnam. Je souhaite, à travers mon aventure, aborder des questions universelles qui aideront les gens à se connecter à leur histoire et à eux-mêmes.

Je sors de ma zone de confort : je ne suis pas une experte du podcast et de la vidéo. C'est le grand apprentissage que je fais en ce moment : oser me lancer même si je ne sais pas encore ce que ça va donner !


Merci de me suivre dans cette newsletter ! 💖

Si ce que je partage vous plaît, il y a 3 manières dont je peux éventuellement vous aider :

1. Recevez mon programme d'auto-coaching "7 jours pour se poser les bonnes questions" et découvrir de nouvelles perspectives sur la manière de construire votre orientation professionnelle.

2. Envisagez un bilan de compétences éligible au CPF pour faire le point sur votre parcours et définir un projet professionnel en phase avec vous-mêmes.

3. Profitez de mes séances de coaching sur-mesure et à prix conscient pour vous débloquer face à un obstacle ou être accompagnés dans la mise en œuvre de vos aspirations.

Enfin : n'hésitez pas à interagir avec moi en cliquant sur le pouce pour me donner votre feedback sur cette newsletter et/ou en me répondant directement à cet email. Je réponds à chaque personne qui m'écrit.

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